NRP achievements

NRP 2020-2023 Collaborative Projects

La transition numérique dans le domaine de la construction et de la gestion immobilière concerne l’ensemble des acteurs et nécessite un investissement important de la part des entreprises. Le BIM (Building Information Modelling) s'impose progressivement comme une méthode plus efficiente sur des projets complexes.

Admise et appliquée par la plupart des grandes entreprises, cette méthode reste moins accessible aux petites et moyennes entreprises. Ce constat, dans une situation économique déjà tendue, risque de mettre en difficulté un nombre important d’acteurs de la construction.

Des mesures d’accompagnement peuvent être proposées à condition d’avoir une perception claire de l’état de connaissances numériques des entreprises du domaine dans le canton. Le projet collaboratif BIM-UP poursuit un double objectif :

1) Identification du niveau de maturité BIM et des cibles à atteindre par les entreprises du domaine de la construction du canton de Fribourg.

2) Référentiel de mesures de soutien et outils d’accompagnement pour réduire l’écart entre un niveau BIM constaté et un niveau BIM visé et requis pour satisfaire les exigences d’un projet de construction et de gestion BIM.

Les entreprises partenaires du projet pourront, dès lors, préparer une stratégie de déploiement de la méthodologie BIM et des technologies qui lui sont afférentes. Elles pourront par la suite de solliciter le Building Innovation Cluster (BIC) ou l’Union patronale du canton de Fribourg (UPCF) afin de mettre en place, de manière mutualisée, les mesures nécessaires pour cet accompagnement.

Pour atteindre cet objectif double, le projet BIM-UP s’articule sur les 4 étapes de réalisation suivantes :

- Exploiter le retour d’expériences des pratiques BIM des 12 partenaires du projet BIM-UP
- Identifier les entreprises à sonder pouvant servir de panel significatif à l’analyse, définir les degrés de maturité BIM des entreprises sondées et déterminer une liste de critères et d’indicateurs permettant d'apprécier le niveau de compétences des entreprises.
- Proposer un référentiel comprenant une matrice d’évaluation des compétences BIM des entreprises en
adéquation avec les spécificités du canton de Fribourg. Ce référentiel servira à l’établissement d’un outil d’audit.
- Exploiter les résultats des projets Smart Living Building et WOOD-ID pour affiner le référentiel et le plan d’actions

Partenaires du projet

HEIA-FR / Institut TRANSFORM - EPFL - HEG-FR - Antiglio - Grisoni Zaugg - Element AG - Groupe E - blueFACTORY - Abvent SA - Objectif BIM - Building Innovation Cluster - Union Patronale du Canton de Fribourg 

Chef de projet

Prof. Redouane Boumaref, HEIA-FR / Institut TRANSFORM

Développement d’un programme Digital Management 4.1 pour la transformation digitale des entreprises

D’octobre 2018 à mai 2020, un consortium de 7 entreprises fribourgeoises s’est constitué autour du projet collaboratif Connect Manager 4.1, projet initié par la Chambre du commerce et de l’industrie du canton de Fribourg (CCIF) et piloté par HEIA-FR. Ce projet a pour objectif l’accélération de la transformation numérique des entreprises partenaires du projet vers les pratiques d’Industrie 4.1 par la création, l’expérimentation et la mutualisation d’outils et méthodes. Ce projet novateur tient compte des spécificités du tissu industriel fribourgeois dans la transformation digitale avec les caractéristiques d’Industrie 4.0 - l’intégration horizontale, l’intégration verticale, l’ingénierie intégrée, l’accélération due aux technologies et les nouvelles infrastructures sociales de places de travail – et les acteurs de cette transformation (Connect Manager), passant de 4.0 à 4.1 pour la dimension humaine.

L’expérience a démontré la pertinence du projet Connect Manager 4.1 qui a tenu ses promesses pour structurer et dynamiser une démarche inscrite dans une volonté globale de consolider les atouts de l’industrie fribourgeoise pour réussir sa transition vers Industrie 4.0. L’observation et les premiers retours d’expérience riches en enseignement ont permis d’identifier des besoins complémentaires pour renforcer la transformation initiée en poursuivant le travail de recherche appliquée. La première étape réalisée dans le projet Connect Manager 4.1 a établi un premier bilan de niveau de maturité digitale des entreprises et une veille technologique active 4.0. Cette étape a permis d’améliorer le niveau de connectivité numérique des produits et des process des entreprises partenaires. Le projet Digital Management 4.1 constitue la deuxième étape qui porte principalement sur l’intégration digitale verticale et horizontale de l’organisation des entreprises et la digitalisation des services.

L’intégration verticale est essentielle dans le processus d’Industrie 4.0 et consiste pour l’entreprise à intégrer dans sa propre activité celle de ses fournisseurs et de ses clients. L’intégration horizontale, complémentaire et croisée avec l’intégration verticale s’intéressera à la digitalisation du cycle de vie complet du produit (ACV) pour optimiser l’impact environnemental, l’accélération de l’économie circulaire et le développement durable de l’entreprise. La mise en place d’une bonne maturité homogène de ces deux intégrations verticale et horizontale seront les soubassements essentiels de la transformation 4.0 de l’organisation de l’entreprise élargie. Le Digital Manager devient la ressource clé de l’entreprise 4.0 pour construire cette maturité digitale, accélérer cette transformation et exploiter le potentiel d’innovation et d’élargissement de chaines de valeur 4.0.

Partenaires du projet

HEIA-FR / Institut SeSi - Chambre de commerce et de l’industrie du canton de Fribourg - Condis SA - ELSA SA

Chef de projet

Prof. Raymond Riess, HEIA-FR / Institut SeSi

Développement et mise en place d’un concept de téléopération centralisée permettant de piloter à distance des véhicules automatisés et connectés sur la base des exigences de sûreté et de cybersécurité.

À ce jour, plusieurs opérateurs de transports publics (CFF, CarPostal, TPF, TPG) ont effectué des essais avec des véhicules automatisés en Suisse. Si ces essais ont certes permis à chaque opérateur d'acquérir du savoir-faire technique, opérationnel et organisationnel très utile, cette approche individualiste semble être arrivée à un "point mort". En effet, sur le terrain suisse, une approche coordonnée qui a une chance réaliste de faire un pas en avant dans la mise en place d'un concept de « transport as a service » fait défaut.

Étant donné qu’en Suisse le transport public joue un rôle primordial pour la mobilité, il est indiqué de joindre les forces dans ce domaine. Actuellement, la pierre d'achoppement est à la fois de nature économique et technique. D'un point de vue économique, l'opération de navettes automatisées dans le secteur des transports publics n'aura guère d'avenir si l'on n’arrive pas, dans un premier temps, à substituer le conducteur d'un véhicule par un pilote à distance qui conduit/surveille plusieurs véhicules par téléopération. Cette substitution permettra de réduire les frais d'exploitation et créera un intérêt économique à opérer des navettes automatisées p.ex. pour des lignes de transport non rentables qui sont mal ou plus desservies. D'un point de vue technique, le défi consiste à développer un système de téléopération centralisée qui permette de piloter à distance des véhicules automatisés et connectés tout en assurant la sûreté et la sécurité (y compris la cybersécurité). La combinaison d'une automatisation avancée des systèmes de conduite avec des nouveaux réseaux de télécommunications à très basse latence est une approche prometteuse pour un projet de faisabilité. Un troisième défi que soulève le transport public avec téléopération est l'acceptance sociale, notamment de la part des utilisateurs ayant des besoins particuliers (p.ex. des personnes âgées ou handicapées). A cet égard, il faudra prendre ces enjeux sociaux en compte dans toutes les phases de conception du projet.

Démontrer la faisabilité technique d'un système de téléopération centralisée pour piloter à distance des véhicules automatisés - transportant, dans un premier temps, des marchandises et, plus tard, des personnes - constitue un élément-clé pour arriver à de nouveaux concepts commerciaux des entreprises de transport. Fribourg a une opportunité unique de se profiler dans ce secteur d’activité qui pourrait se révéler très porteur en termes d’innovation et d’emploi

Partenaires du projet

HEIA-FR - HEG-FR - UNIFR - Cluster Food & Nutrition - CarPostal Suisse SA - CertX SA - CFF SA - Dynamic Test Center AG - Ruag Schweiz AG - TPF Trafic SA

Chef de projet

Prof. Roland Scherwey, HEIA-FR / Institut iSIS